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Armement

Epées Scramasaxes Cuirasses Casques Fers de lance Archerie Francisques Boucliers

sword C’est à partir du IIIème siècle de notre ère que le glaive romain disparait au profit de la spatha. Au Vème siècle, cette grande épée s'est démocratisée au sein des armées, tant chez les fantassins que chez les cavaliers. La longueur des lames peut varier de 70 à 90 cm, et jusqu’à 120 cm pour des épées d’origine Sarmate. Leur largeur varie de 5 à 6.5 cm à la base de celle-ci.

A l’instar du glaive romain porté par les soldats du Bas-Empire, la grande spatha constitue une arme redoutable. Un certain nombre de crânes de l’époque mérovingienne ont été retrouvés en partie décalottés. Les spécialistes s’accordent à dire que nos technologies modernes, tels que les lasers, ne permettraient pas d'obtenir un tranchant plus net. sword

Le courant oriental : Inspirée des peuples d’Asie et du Caucase, celle-ci se caractérise par une lame longue et étroite. La poignée dispose d’une garde, le plus souvent de petite taille, et le manche étroit et fin se termine par un petit pommeau rond discoïdale. Sur le fourreau, garni de tôles d’or pour les pièces les plus riches, un pontet simple permet d’attacher la lame à un baudrier.

sword Le courant Danubien et romano-germanique : Si les grandes spathas sont depuis longtemps connues des germains, les épées germaniques suivent trois grandes phases d’évolution. Du début du Vème siècle jusqu'en 480, on parle d’épée du type Krefeld, du nom éponyme de la ville d'Allemagne. Le fourreau dispose d’une chape d’entrée ciselée et d’une bouterolle dont la forme représente un masque à visage humain. La deuxième grande phase est représentée par les épées à tôles d’or, de mode danubienne située entre les années 460 et 530. Il s’agit de grande spatha de 70 à 90 cm de long, et de 5 à 6.5 cm de large, disposant d’un manche en tôle d’or cannelé. Le fourreau quant à lui se voit doté de deux pontets jumeaux, souvent garnis de verroterie ou de grenats. La troisième phase concerne les épées datées de 570 à 580. Elles se caractérisent notamment par l’arrivée de pommeaux triangulaires au bout du montage de la lame. Ces pièces, dont une partie dispose d’un anneau rattaché au pommeau (lien symbolique unissant un homme à un chef de guerre), deviennent le standard des épées mérovingiennes.

seax Le terme de scramasaxe fait sa première apparition dans les écrits de Grégoire de Tours. Il s'agit de l’une des armes les plus emblématiques de l'équipement germanique, qui va perdurer jusqu'au Moyen-Âge sous des formes et des tailles variées.

Les premiers coutelas de combats apparaissent à l’époque de la Tène (vers la fin de l'âge du fer) dans les tombes Celtes. Il s’agit de couteaux de tailles moyennes, à un seul tranchant, qui possèdent un dos droit ou légèrement courbé. Cet élément reste toutefois rare en Europe et son utilisation encore mal définie.

seax C'est au IIIème siècle que ces couteaux se généralisent dans les tombes masculines germaniques. Il s'agit encore de couteaux de petites tailles, dont les lames ne dépassent pas les 20 cm. Au même moment, des modèles plus grands font leur apparition dans le nord de l'Europe. Ces pièces, inspirées des armes portées par les Celtes-Ibères, ont été retrouvées dans les tourbières du Danemark, mesurant une quarantaine de centimètres de long, et 5 à 6 cm de large. Celles-ci perdurent dans le nord de L'Europe jusqu'au IVème siècle. Leur grande taille et leur forme laissent présager une utilisation martiale.

seax A partir du IVème siècle, des séries de coutelas font également leur apparition dans le reste de l’Europe, notamment avec l’arrivée des Huns, qui diffusent des poignards finement décorés à double tranchant. Au même moment, de grand coutelas d’une soixantaine de centimètres sont adoptés dans les classes aisées de la région danubienne. Garnies de grenats et de tôles d’or, ces armes sont toutefois peu courantes et disparaissent sous cette forme vers le début du VIème siècle.

Les populations plus modestes possèdent également des coutelas de bonne facture. L'étude d'un scramasaxe du VIème siècle a démontré des qualités intrinsèques exceptionnelles. A titre de comparaison, on ne retrouvera un acier de cette qualité au Japon qu’à partir du XIème siècle. La plupart des scramasaxes retrouvés par les archéologues montrent d'importantes traces d'usures sur les tranchants, et démontre ainsi une utilisation intensive. Ceci nous laisse supposer que ces armes étaient utilisées comme outils, à l’instar de nos machettes modernes.

seax Résultant des différentes influences culturelles, orientales et occidentales, le scramasaxe naît en tant que tel au VIème siècle de notre ère, puis se diffuse largement dans les panoplies guerrières. Le tranchant rapporté, de 40 à 60 cm, généralement massif et soudé à la forge, lui confère un pouvoir de coupe exceptionnel. Entre les mains des guerriers les moins favorisés, il faut y voir une pièce de grande importance, à la fois arme et outil, qui remplace efficacement la spatha. Dans les classes les plus aisées, le scramasaxe se révèle être une arme d’appoint autant que d’apparat. Sa lame se décore, ainsi que le fourreau qui reçoit des rivets et des appliques incrustées.

mail armour La cotte de mailles : Il s’agit de l’une des protections les plus appréciées et l’une des plus fiables de l’Antiquité. Elle apparaît dans les Balkans au IIIème siècle, dans la région de Ciumesti, en Roumanie. A partir du Vème siècle, les soldats portent une cotte de maille plus massive. Celle-ci dispose de manches plus ou moins longues et descend à mi-cuisse. Il s’agit de la cuirasse la plus appréciée par les armées romaine et germanique, notamment grâce à sa facilité de réparation et sa grande tenue dans le temps. Son coût de fabrication important pour l’époque pourrait expliquer la faible présence de celle-ci dans les tombeaux germaniques. En effet, ce type de protections corporelles étaient destinés a de riches guerriers ou à des aristocrates.

lamellar armour L’armure lamellaire : Utilisé depuis l’âge du bronze, ce type de cuirasse s’est majoritairement développé en orient. C’est avec les peuples d’Asie centrale, que celle-ci semble avoir connu sa démocratisation. Il s’agit d’une cuirasse au fonctionnement assez simple. Les plaques en fer ou en bronze sont percées et maintenues les unes aux autres grâce à des liens de cuirs. Bien que les découvertes de ces cuirasses soient assez rares, celle-ci semble avoir trouvé un certain engouement chez les germains. Deux exemplaires ont notamment été retrouvés dans les tombes franco-alamanes de Krefeld-Gellep et, plus tardivement, de Niedertzotzinger. L’ancien fort romain de Newsteed en Angleterre nous a livré quant à lui plus de 300 lamelles provenant de cuirasses lamellaires. scale armour

La cuirasse a écaille : Utilisée au Moyen-Orient depuis 1700 av. J.-C., la cuirasse à écailles s’est largement répandue dans l’armée romaine, et notamment parmi les officiers. A partir du IIIème siècle, celle-ci se démocratise avec l’arrivée des cavaliers cataphractaires. Il est donc fort probable que cette cuirasse, très appréciée par son côté clinquant, équipa les gradés des différentes armées germaniques et de l’armée romaine.

helmet Il est difficile de déterminer la proportion de guerriers germains qui utilisaient un casque dans les armées. Les découvertes archéologiques éparses et la documentation latine nous suggère que les germains allaient communément à la bataille sans casque. La majorité des casques portés par les germains provenaient d'origines diverses : pillage, récupération sur les champs de batailles, marché noir et cadeaux diplomatiques devaient être les principales sources d'approvisionnement.

Les personnages les plus importants des formations germaniques portaient quant à eux des casques d'origine romano-byzantines. Il s'agissait de pièces particulièrement décorées, fabriquées dans des ateliers d'orfèvre. Le Spangenhelm ou casque à segments, sont réservés aux élites aristocratiques. Dépourvus de protection nasale, ces casques sont équipés de couvre-joues, et parfois d'un couvre-nuque en mailles d'acier. Ces pièces côtoient des casques d'origine romaine et des fabrications locales telles que celui de Trévières.

Ci-dessus une reconstitution par nos soins du casque de Saint-Bernard, l'un des rares casques datés du Vème siècle de notre ère. Celui-ci se compose d'équerres en bronze doré à la feuille d'or et de partie interieure en fer, le tout riveté.

spearhead Si la lance, "hasta" en latin ou "framée" en germain, est un élément commun aux armées antiques, celle-ci revêt une importance particulière chez les germains. En effet, la lance est le symbole de "l'homme libre" dans la société germanique. Elle accompagne les guerriers dans les assemblés, les conseils, les procès et sur le champ de bataille.

Les différences entre les modèles de fer de lances sont nombreuses. Ils varient en forme et en taille suivants les peuples, et certains sont destinés à l'apparat ou servent d'enseignes sur le champ de bataille. spearhead

Une des armes les plus répandues en Europe parmi les populations germaniques reste l'angon, utilisé massivement par les Francs, les Alamans et les Burgondes... Dérivé du pilum romain, utilisé par les soldats de César, cette grande tige de fer se voit terminée chez les germains par une pointe à barbelure. Cette grosse pointe fortement effilée s'enchâsse très facilement dans le corps de l'adversaire ou dans un bouclier. Les barbelures qui dépassent de la pointe empêchent l'arme d'être retirée une fois que celle-ci a pénétré dans sa cible.

spearhead Il nous est difficile de déterminer dans quelle mesure les archers étaient utilisés dans les armées germaniques. Bien que l'arme soit connue et largement répandue, pour la chasse notamment, les écrits mentionnent en général les germains comme étant de mauvais archers. De plus, nombre d'entre eux considéraient l'utilisation de l'arc à la guerre comme dégradant. Cependant, nous savons que les Vandales, les Ostrogoths et des peuples d'origine germanique proches des Sarmato-Alains et des Huns disposaient de cavaliers archers. Deux types d'arcs sont à dissocier :

Le grand arc germanique, ancêtre du longbow anglais utilisé au Moyen-Age, était utilisé aussi bien pour la chasse que pour la guerre. Les textes d'époque le mentionnent fréquemment et l'archéologie en a relevé des traces, dont un arc droit parfaitement conservé dans une tombe découverte à Oberflacht, près de Francfort. L'arme, d'une hauteur approchant les deux mètres, était taillée dans du bois d'if. Les dépôts de flèches abondent dans les sépultures mérovingiennes, certains à des fins rituels, d'autres plus abondants suggérant une utilisation martiale. spearhead

L'arc à double courbure ou composite nous provient quant à lui d'Orient et des peuples d'Asie centrale. Il s'agit d'une pièce de haute technicité composé de bois, de tendons d'animaux, de cornes et d'os pour les extrémités de celui-ci. Si l'arc dit "réflexe" était déjà connu des romains, l'utilisation qu'en furent les Huns était une nouveauté. Sa portée était d'environ 150 à 170 mètres en tir en cloche et d'une trentaine voire une cinquantaine de mètres en tir direct. Celui-ci se voyait doté de grosses pointes de flèches en fer a trois ailettes, extrêmement effilées.

throwing axe Le nom de francisque fut donné tardivement et sans doute de manière impropre aux haches de lancer, celle-ci se trouvant en profusion dans le mobilier funéraire Franc, au nord-est de la Gaule et en Germanie. De forme et de taille variée, elle se démocratise largement dans toute l'Europe.

Cette hache très profilée était lancée par les guerriers francs avant l'impact des armées pour dégrossir les rangs adverses. Elle pouvait, d'après les essais effectués récemment, atteindre avec force un ennemi éloigné d'une douzaine de mètres, dès lors que le lanceur lui imprimait une rotation rapide. Cette arme de petite taille (le manche dépasse rarement 40 cm de long et le fer 20 cm) équipait aussi bien l'aristocratie que les simples guerriers.

shield Il s’agit de la base défensive de tous soldats de l’antiquité. Au Vème siècle de notre ère, les germains utilisent en grande majorité des boucliers ronds, de section lenticulaire ou plate. Ces pièces mesurent entre 80 cm et 100 cm de diamètre pour les plus grands modèles.

shield Comme les modèles fabriqués pour l'armée romaine à la même époque, il s'agit d'une série de lattes de bois collées entre elles sur 2 à 3 niveaux d'épaisseur, cerclé de cuir épais, cousu ou clouté. Pour nombre de personnes, ces boucliers étaient cerclés d'éléments métalliques, mais seules quelques rares découvertes vont dans ce sens, ce qui nous laisse penser qu'ils s'agissait d'équipements funéraires ou de parade. Le centre du bouclier est composé d'un élément métallique de forme semi-sphérique ou conique, appelé "umbo". Le umbo se révèle être une arme redoutable en combat : en combat rangé, l'impact permet de briser le bouclier de l'ennemi, alors qu'en combat singulier, celui-ci peut être utilisé pour frapper l'adverse directement au visage.

shield Les germains n'écrivant pas, les témoignages romains restent notre seule source de documentation concernant l'utilisation des boucliers par les germains, et ce, notamment lors de bataille rangées. Certaines formations tactiques se dégagent de ces informations :
- la tête de sanglier, assimilable au "cuneus" (coin) de l'armée romaine, dont la formation en forme de trapèze permettait à ceux-ci de charger en masse compacte et de créer une véritable pression sur les lignes adverses.
- le mur de bouclier, formation à vocation défensive, qui permettait de se protéger des projectiles de l'adversaire. Cette formation se rapproche de la "tortue" romaine, bien qu'il ne soit pas garanti que cette formation puisse être effectuée en mouvement par les germains.
Elle nécessite beaucoup d'entrainement, une bonne organisation des soldats, et l'utilisation de boucliers uniformes pour une bonne tenue de cette formation.